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Avril 2010 | n° 19

ACTUALITÉS DU CATALOGUE

Produits et services bibliographiques
Avril 2010 | n° 19

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BnF catalogue général dans WorldCat

Toutes les notices bibliographiques du Catalogue général de la BnF ont intégré le catalogue collectif WorldCat* d’OCLC*.
Ce chargement, effectué pour l'essentiel en décembre 2009, s'est terminé en mars 2010 avec le traitement des sous-notices analytiques. Il est l'aboutissement d’une étude préalable menée en 2008 et d’un accord signé en juin 2009 entre la BnF et OCLC. Il a nécessité la conversion des notices depuis le format de travail de la BnF, INTERMARC, vers MARC 21*, opération assurée par OCLC en étroite collaboration avec la bibliothèque. La mise à jour des données est maintenant mensuelle.

Les notices de la BnF sont visibles dans la version professionnelle de WorldCat disponible sur abonnement via FirstSearch*. Une forme allégée est visible dans la version publique disponible sur le Web via http://www.worldcat.org.
La BnF a ainsi rejoint 34 autres bibliothèques nationales dans ce catalogue collectif mondial.

 

À la une 

La rubrique Catalogage et indexation sur www.bnf.fr est réorganisée

Depuis le 15 février 2010, le site de la BnF www.bnf.fr a adopté une nouvelle charte graphique, travail de refonte mené de front avec la mise en place d'un outil de gestion de contenu. Ce changement dans la forme s’est accompagné d’un allègement et d'une réorganisation des rubriques du menu principal de la page d’accueil. La plus importante restructuration – directement en lien avec les sujets abordés dans cette lettre – concerne la rubrique Catalogage et indexation.

Les anciennes rubriques Normes, formats, modélisation et Autorités ont fusionné avec la rubrique qui s’intitulait déjà Catalogage et indexation, et comporte désormais cinq sous-rubriques couvrant cinq grandes thématiques : normes ; formats ; protocoles d’échange ; modélisation des données ; autorités.

 

La sous-rubrique Description et accès présente les nouveaux Principes internationaux de catalogage publiés en 2009 ; les ISBD et l’« ISBD intégré » publié en 2007 ; les normes françaises ; et le code de catalogage RDA* (Resource Description and Access) qui pourrait devenir prochainement le cadre normatif international.

 

On trouvera dans la sous-rubrique Formats, encodage, à côté des formats MARC* « traditionnels » qu’utilise la BnF, à savoir INTERMARC et UNIMARC, les nouvelles perspectives qu’offre le langage XML pour rendre ces formats compatibles avec l’évolution du Web. On y trouvera également la présentation de deux formats conçus pour les ressources archivistiques, mais qui sont de plus en plus utilisés en bibliothèque pour la description des manuscrits : EAD (Encoded Archival Description) et EAC-CPF (Encoded Archival Context – Corporate Bodies, Persons, Families), ainsi qu’une brève présentation du format générique initialement conçu pour les ressources numériques, le Dublin Core*. La complexité structurelle de ces ressources a rendu nécessaire la création de nouveaux formats comme METS*, format permettant de préserver la cohésion interne de ces documents, tout en les accompagnant de leur description.

 

La sous-rubrique Protocoles d’échange de données présente deux protocoles utilisés par la BnF pour l'échange de ses données catalographiques ou le référencement de ses documents numérisés : Z39.50* et OAI-PMH*. Le protocole SRU* (Search/Retrieval via URL) est aussi abordé.

 

La sous-rubrique Modélisation et ses applications aborde la question du développement des ontologies en général, et présente deux modèles conceptuels de données du domaine du patrimoine culturel : le modèle FRBR* pour les données bibliographiques, et le modèle CIDOC CRM* pour les données muséographiques.

 

On retrouve sous Autorités l'information sur les points d'accès aux notices bibliographiques du Catalogue général de la BnF, et notamment un lien vers le sous-site consacré à RAMEAU (Répertoire d’autorité-matière encyclopédique et alphabétique unifié).

 

Les textes définissant les grandes lignes de la politique de catalogage et d'indexation de la bibliothèque ainsi que des liens vers deux outils en ligne d'aide au catalogage, le Guide pratique du catalogueur et le Guide d'indexation RAMEAU, sont accessibles en colonne droite de l'écran.

 

Vous pouvez désormais vous inscrire aux fils RSS de www.bnf.fr logo fil RSS : Actualités professionnelles mais aussi Actualités de la Bibliothèque et Actualités culturelles.

 

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Veille catalogue 

BnF archives et manuscrits : quel bilan après deux ans ?

En 2007, la Bibliothèque nationale de France se dotait d’un catalogue spécifique pour certains de ses fonds d’archives, collections de manuscrits et manuscrits isolés : BnF archives et manuscrits (BAM, pour les intimes…), naissance annoncée dans Actualités du catalogue n°9 (octobre 2007). Ce nouveau catalogue présente pour particularité d’être encodé selon la DTD EAD*, outil conçu à l’origine par la communauté archivistique, mais qui est de plus en plus employé par les bibliothèques. Après un peu plus de deux ans de fonctionnement, où en est ce catalogue  ?

Les contenus

BnF archives et manuscrits contient des descriptions produites par le département des Manuscrits, le département des Arts du spectacle, et la Bibliothèque de l’Arsenal. Ces descriptions proviennent en grande partie de la rétroconversion de catalogues mais aussi du traitement courant des collections. Elles sont réparties en quatre dossiers : trois qui reprennent le nom du département concerné, et un quatrième intitulé « Archives administratives de la bibliothèque », documents conservés au département des Manuscrits qui en a établi les descriptions.
Pour apprécier la taille d’un tel catalogue, on fait appel non pas à la notion de « notices bibliographiques », mais au nombre d'« instruments de recherche » : une base en EAD est constituée d’un ensemble de fichiers appelés « instruments de recherche », eux-mêmes constitués de « composants » qui peuvent correspondre à différents niveaux d’unité documentaire (série, dossier, pièce ou simple articulation logique au sein de l’instrument de recherche).

 

Au début de l’année 2010, BAM comptait plus de 10 700 instruments de recherche, totalisant près de 280 000 composants EAD. Un instrument de recherche peut décrire un document isolé (cas le plus fréquent au département des Manuscrits), ou un ensemble de plusieurs centaines de documents présentés selon une structure logique reflétant le plan de classement du fonds (pratique la plus fréquente au département des Arts du spectacle).

 

Département Instruments de recherche Composants
Département des Manuscrits 10 340 189 560
Bibliothèque de l'Arsenal 350 53 280
Département des Arts du spectacle 46 36 784

 

À noter : le Catalogue général de la BnF contient également des descriptions de manuscrits, produites par d'autres départements que les trois mentionnés ci-dessus mais aussi par le département des Arts du spectacle, lorsqu’il s’agit de documents qui ne font pas partie d’un fonds organique.

La consultation

Les statistiques de consultation de BAM n'existent que depuis juin 2009 et ne concernent que la page d’accueil, la liste des instruments de recherche et le formulaire de recherche. De juin à décembre, elles totalisent 42 248 visites, soit environ 200 par jour. Nous n’avons pour le moment aucun outil d’analyse du comportement des internautes sur les instruments de recherche eux‑mêmes.

 

En moyenne un internaute sur trois ne va pas au-delà de la page d’accueil : le contenu ne correspond pas à sa recherche ou la procédure est trop complexe. Les deux autres se dirigent ensuite vers la page listant les instruments de recherche ou vers le formulaire de recherche, avec une très légère préférence pour ce dernier. Le formulaire de recherche permet d’interroger la base en texte libre, ou de lancer une requête sur un ou plusieurs des critères suivants : cote, nom (de personne ou de collectivité), titre, sujet, année, lieu.

BAM aujourd'hui

BAM continue de s’enrichir, tant par des rétroconversions que par le traitement courant. Gageons qu’il élargira son audience car il figure d’ores et déjà au nombre des grands catalogues produits en EAD par les bibliothèques françaises, aux côtés des bases Manuscrits du CCFr dans lequel il sera interrogeable prochainement, et Calames de l'ABES.

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L'invité du mois 

Thomas B. Hickey, OCLC, VIAF

Thomas B. Hickey

The Virtual International Authority File (VIAF)

Le 4 octobre 2007, la BnF signait un accord de coopération avec la Bibliothèque du Congrès, la Bibliothèque nationale d'Allemagne et l'organisme Online Computer Library Center (OCLC) pour élaborer un fichier d'autorité international accessible sur Internet. Thomas Hickey est responsable de ce projet au sein d'OCLC. Il anime par ailleurs un blog sur les évolutions des catalogues via Internet, Outgoing : Library metadata techniques and trends. Nous l'avons interviewé sur ce projet.

Les notices d'autorité BnF consultables dans VIAF

Pourquoi un fichier d'autorité international virtuel ?

VIAF a pour objectif de faciliter l’accès aux principaux fichiers d’autorité disponibles dans le monde actuellement pour les noms de personnes. Nous voulons identifier les relations qui existent entre ces fichiers, afin de renforcer la performance des requêtes, d’améliorer le confort de lecture de l’utilisateur en affichant les noms dans la langue et l’écriture de son choix, et de réduire les coûts du contrôle des noms en bibliothèque.

Où en est ce projet ?

VIAF est aujourd'hui un service Web accessible gratuitement à l'adresse http://viaf.org. L'interface fait appel aux protocoles de recherche standards, utilisables tant par l’homme que par la machine. Pour l'instant, nous ne traitons que les noms de personnes, issus de 19 fichiers produits par 15 établissements (essentiellement des bibliothèques nationales).

À quelles techniques innovantes ce projet fait-il appel ?

Nous commençons à exposer la base VIAF sous forme de « données liées » (Linked Data). Il s’agit d’une technique récente issue du Web sémantique, qui vise à faciliter la compréhension et l’utilisation par des machines de données structurées présentes sur le Web. En évitant de faire appel aux protocoles dédiés aux bibliothèques, nous espérons rendre l’information plus largement accessible.
On prend de plus en plus conscience du déficit de contrôle des noms en dehors des bibliothèques. En effet, celles-ci disposent des plus importants fichiers de noms contrôlés figurant sur les documents publiés. Il faut que nous diffusions l’information que nous produisons. Les « données liées » constituent le meilleur moyen d’y parvenir, et VIAF représente naturellement le point d’aboutissement de certains de nos travaux.

Comment exploiter ce fichier ?

VIAF peut être utilisé comme une source de toutes les variantes de noms grâce auxquelles on peut enrichir l’affichage des notices avec les formes locales, ou trouver la forme normalisée pour un nom rencontré par un catalogueur pour la première fois. L’un des atouts de VIAF réside dans sa capacité à traiter diverses écritures. Nous disposons de variantes en plusieurs écritures et de formes normalisées en alphabet arabe, cyrillique et hébreu ; nous espérons accueillir très prochainement quelques écritures d’Asie.
VIAF propose, en outre, des informations plus riches que ce que l’on trouve habituellement dans une notice d’autorité, et qui résultent de la combinaison d’informations tirées de nombreux fichiers d’autorité et des notices bibliographiques associées.

Quels sont les points forts des notices fournies par la BnF ?

Le fichier d’autorité de la BnF est évidemment performant pour les noms du domaine français et francophone, mais il est aussi particulièrement riche pour les écritures non latines. De plus, il comporte des données telles que le sexe, la langue et la nationalité, qui enrichissent les notices de VIAF. C’est ici l’occasion de saluer la qualité des données produites par la BnF, qui figurent parmi les plus « propres » et les plus rigoureuses que nous sommes amenés à traiter.

Quelles sont les perspectives pour le développement de VIAF ?

Nous continuons d'enrichir cette base de nouveaux fichiers d’autorité. Nous souhaitons l’ouvrir à d’autres types de noms : noms de collectivités, noms géographiques (nous y avons déjà un peu travaillé), noms d’œuvres…
De nouveaux types d’identifiants internationaux sont en train d’émerger, notamment l'ORCID* et l'ISNI* ; s’ils viennent à être largement utilisés, il faudra que les bibliothèques puissent assurer un lien entre ces nouveaux venus et nos identifiants traditionnels. Nous participons donc à ces projets à travers VIAF.
Nous souhaiterions que VIAF s’intègre davantage aux processus de catalogage. Nous cherchons un moyen de l’inclure dans les services proposés par OCLC, mais tout le monde peut d’ores et déjà s’en servir, en tant que service Web ou en utilisant directement le fichier.

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Vos questions 

Comment sont traités les pseudonymes dans BnF catalogue général ?

La question arrive au moment où des changements sont amorcés. En effet, dans le fichier d’autorité de la BnF, jusqu’à la fin de l’année 2009, le traitement des personnes utilisant individuellement un ou plusieurs pseudonymes suivait les préconisations de la norme AFNOR Z 44-061 (1986) § 1.1. Choix entre plusieurs noms.

Pour les pseudonymes de notoriété publique ou que les auteurs autorisaient à dévoiler :

  • pour une personne utilisant différents noms successivement, une seule notice d’autorité était établie, le nom prédominant était choisi en forme retenue ;
  • pour une personne utilisant simultanément différents noms, il était créé autant de notices d’autorité que de noms utilisés et les diverses notices d’autorité étaient liées entres elles. Après le décès de l’auteur, les différentes notices étaient fusionnées afin de n’en garder qu’une seule ayant pour forme retenue le nom prédominant.

 

Pour les pseudonymes non dévoilés par une source publique (identité véritable connue, par exemple, uniquement par la déclaration de dépôt légal, considérée comme confidentielle), il est établi autant de notices d’autorité que de noms utilisés par la personne, mais ces notices ne sont pas liées entre elles.

 

Nous n’abordons pas ici aujourd’hui le cas des pseudonymes collectifs.

 

À partir de 2010, le principe général devient une autorité pour chacune des identités d’une personne. Ce changement est motivé par  plusieurs facteurs liés au contexte international, d’une part :

  • la création d’un identifiant international, l’ISNI* (ISO DIS 27729), pour les personnes et les collectivités impliquées dans les différentes étapes de la vie des productions intellectuelles, qui a vocation à figurer à l’avenir dans les notices d’autorité. Cet identifiant, qui sera présenté plus longuement dans un prochain numéro de cette Lettre,  sera  attribué à chaque identité d’une personne ;
  • l’appariement par programmes des notices d’autorité des catalogues des différents pays, pour la constitution du Fichier d’autorité international virtuel VIAF qui a été confronté au problème de la divergence de traitement des pseudonymes en fonction des règles nationales ;
  • le nouveau code de catalogage RDA*, dont la publication est prévue pour juin 2010, qui préconise la distinction entre les différentes identités d’une personne.

 

D’autre part, la BnF s’appuie sur des données présentes dans les notices d’autorité et les notices bibliographiques pour déterminer si un document numérisé est tombé au non dans le domaine public.  Or une œuvre déterminée, du point de vue du droit, est à mettre en relation avec une « identité » précise et non avec un individu, en particulier lorsque l’identité véritable de la personne cachée derrière un  pseudonyme n’est pas dévoilée.

 

Par conséquent, dans le Catalogue général de la BnF commencent à se côtoyer deux modes de traitement des pseudonymes. Aucune campagne de modification systématique de l'existant n'est prévue pour le moment, par contre, les corrections effectuées sur les notices d'autorité établies selon les principes antérieurs sont faites au fur et à mesure de leur réutilisation pour le catalogage de nouvelles éditions ou nouvelles œuvres de la personne. Ces mises à jour seront fournies dans le produit courant du fichier d'autorité Personnes physiques, collectivités, titres.

 

Des informations détaillées sur les nouvelles pratiques concernant les pseudonymes paraîtront dans le Guide pratique du catalogueur.

Rencontres et publications

Guide pratique du catalogueur : encore plus pratique

Deux nouvelles fonctionnalités sont désormais disponibles dès la page d’accueil du Guide pratique du catalogueur :

  • un accès direct au glossaire ;
  • la possibilité de s'abonner à un fil RSS afin d'être toujours tenu informé des nouveautés (nouvelles fiches ou mises à jour).

 

Consultez régulièrement leGuide pratique du catalogueur

Mise à jour de l'édition française du Manuel UNIMARC : format bibliographique

Suite à la publication en 2008 de UNIMARC Manual : bibliographic format, le Comité français UNIMARC entreprend la 6e édition française du Manuel UNIMARC : format bibliographique.
De plus, dans un souci de cohérence et d'harmonisation terminologique, cette nouvelle édition est l'objet d'une révision d'ensemble de la traduction française du format. Ce travail de longue haleine est accessible pour partie depuis début avril sur le site de la BnF. À ce jour, plus de trente zones, principalement dans les blocs 0XX, 1XXet 2XX, ont été mises à jour.

Publication du schéma EAC-CPF : Encoded Archival Context – Corporate bodies, Persons and Families

Le 5 mars dernier, le Groupe de travail international pour l’élaboration de l’EAC a annoncé la publication du schéma EAC-CPF, 2010 sur son site officiel. Le schéma est téléchargeable sous trois syntaxes différentes : XML Schéma, RelaxNG et RelaxNG compact. Il s’accompagne de son dictionnaire des éléments (Tag Library) en anglais avec des exemples d’encodage, également librement téléchargeable et intégré dans les outils de production.

Deux enquêtes internationales ont permis aux professionnels de contribuer à l’élaboration du schéma par des commentaires abondants.

Ce schéma a déjà été choisi comme modèle de données pivot dans des projets collaboratifs de découverte et d’exploitation de ressources, notamment par le programme People Australia.

La diffusion de l’EAC-CPF sera promue par les traductions en différentes langues que le site officiel est prêt à accueillir. Le groupe français d’experts AFNOR CG 46/CN 357/GE4 Données d’autorité lancera bientôt les travaux pour la traduction en français de toute la documentation relative à l’EAC-CPF, tout comme il l’avait fait pour le dictionnaire des balises de la DTD-EAC, 2004, version bêta.

 

En savoir plus sur l'EAC-CPF

Journées d’études Production et publication électronique des instruments de recherche, Aix-en-Provence, 2-4 juin 2010

À l'occasion du lancement d'une nouvelle version de l'application IREL (Instruments de recherche en ligne) des Archives nationales d'outre-mer, le Service interministériel des Archives de France organise des journées d’études sur la production et la publication électronique de descriptions archivistiques structurées en XML/EAD (Description archivistique encodée).

En savoir plus sur ces journées

Services documentaires : quelle qualité pour quels clients ? Journée AFNOR-BnF, 7 juin 2010

Cette année, la journée d'étude organisée conjointement par l'AFNOR CG 46 « Information et documentation » et la Bibliothèque nationale de France abordera le thème de la fonction documentaire. Celle-ci, quelles que soient ses missions et son type d'organisation, est une activité de services : elle consiste toujours à offrir une prestation à un « client » au moyen de collections, d'outils et de compétences.

La BnF au Congrès ABF

Le prochain Congrès ABF aura lieu du 20 au 23 mai 2010, au Centre des congrès de Tours avec comme thème : « Bibliothèques, et si on parlait d’argent ? ». Comme chaque année, la BnF y sera présente. Une permanence de la coordination des produits bibliographiques sera assurée la journée du 21 et la matinée du 22.

Lexique

CIDOC CRM = Comité international pour la documentation - Conceptual Reference Model (Modèle conceptuel de référence)
Modèle conceptuel de l'information muséographique, élaboré par le Comité international pour la documentation (affilié au Conseil international des musées, ICOM) à partir de 1994. Ce modèle est exprimé dans le formalisme orienté objet et vise, entre autres finalités, à permettre l'intégration de données produites par des établissements différents dans des formats différents. Un site Web lui est consacré : http://www.cidoc-crm.org/.
DTD EAD : Description archivistique encodée
(Description archivistique encodée)
L'EAD est la DTD définie par la Société des Archivistes Américains pour produire et publier les instruments de recherche qui permettent d’exploiter des fonds d’archives, en conformité avec la Norme de description archivistique ISAD(G). Sa première édition date de 1998.
consulterle site des Archives de France pour des informations complètes sur cette DTD
Dublin Core
Le Dublin Core propose un système simple pour décrire les ressources (de tout type) diffusées sur le web. La structure générale comprend 15 éléments qui constituent le « Dublin Core non qualifié » auxquels il est possible d'affecter des qualicatifs et attributs qui permettent de préciser la nature du contenu de l'élément ou de lui attacher un vocabulaire contrôlé : « Dublin Core qualifié ». Le projet est animé dans le cadre d'un travail coopératif (DCMI = Dublin Core Metadata Initiative) mené à l'échelle internationale.
FirstSearch
Plate-forme d'accès à diverses bases de données (dont WorldCat*) et collections d'articles en ligne, proposée par OCLC*. Cette plate-forme est disponible par abonnement payant.
FRBR
Functional Requirements for Bibliographic Records
Modèle conceptuel de données bibliographiques élaboré en 1997 par l’IFLA ayant pour caractéristique notamment de décrire chaque œuvre dans sa relation avec les autres œuvres (traductions, œuvres du même auteur, éditions d'une même œuvre etc.), ainsi qu'avec les personnes et collectivités, concepts, lieux, événements s'y rapportant.
ISNI : draft ISO 27729 (International Standard Name Identifier)
Code international normalisé des noms
Norme ISO en cours de validation, publication attendue courant 2010.
Cette norme propose un moyen d'identification unique des « Identités publiques » utilisées par des personnes ou des collectivités dans leurs activités de création, production, gestion et distribution des contenus intellectuels et artistiques.
MARC : MAchine-Readable Cataloguing
Catalogage lisible en machine.
Format le plus courant de structuration des données bibliographiques pour une exploitation informatique du catalogage. Le premier format MARC est apparu en 1965. Aujourd'hui, il existe 2 formats MARC d'utilisation internationale : MARC21, géré conjointement par la Bibliothèque du Congrès à Washington et la Bibliothèque et archives nationales au Canada, et UNIMARC, géré par l'IFLA.
À la BnF, les notices sont saisies en INTERMARC et exportées en UNIMARC ou en INTERMARC, au choix du client.
METS : Metadata Encoding and Transmission Standard
METS est un schéma XML développé à l'initiative de la Digital Library Federation (DLF), pour l'encodage des métadonnées descriptives, administratives et structurelles pour les objets d'une bibliothèque numérique. Il est destiné particulièrement aux échanges entre institutions patrimoniales. METS est actuellement maintenu par la Bibliothèque du Congrès.
Consulterle site officiel de METS
OAI : Open Archives Initiative
(Initiative pour les archives ouvertes)
L'Open archives initiative est une organisation internationale dont l'objectif est de créer des standards libres et ouverts pour faciliter la visibilité sur Internet des archives numériques. Elle est à l'origine du protocole technique OAI-PMH (Protocol for Metadata Harvesting, protocole pour la collecte des métadonnées) qui permet d'échanger des métadonnées descriptives de ressources numériques.
Le protocole OAI-PMH utilise XML comme langage de transport des métadonnées, HTTP comme langage de communication entre serveurs, et le Dublin Core simple comme format de métadonnées descriptives.
OCLC = Online Computer Library Center
Le Online Computer Library Center (OCLC), fondé en 1967, est une organisation à but non lucratif mondiale au service des bibliothèques dont l'objectif est d'offrir un meilleur accès public aux informations et d’en réduire le coût. 71 700 bibliothèques dans le monde utilisent les services de l'OCLC afin de trouver les notices bibliographiques correspondant aux documents qu'elles possèdent, de cataloguer ou de localiser leurs ouvrages.
ORCID = Open Researcher and Contributor ID
Système ouvert d’identification des chercheurs
Projet de code alpha-numérique pour l'identification fiable des auteurs scientifiques et universitaires. Ce projet a été lancé à la fin de l'année 2009 par les éditeurs scientifiques Thomson Reuters et Nature Publishing Group, auxquels se sont joints une vingtaine d'autres éditeurs et institutions scientifiques sous l'appellation commune ORCID Initiative. Il a son site Web, http://www.orcid.org.
RDA
Resource Description and Access
Nouveau code de catalogage, à vocation internationale et ayant pour but de s'adapter aux évolutions des catalogues et aux nouveaux modes d'accès à l'information. En cours de rédaction, il devrait être publié en 2010. Conforme aux Principes internationaux de catalogage (2008), RDA repose en partie sur le modèle conceptuel de données bibliographiques FRBR* et de données d'autorités FRAD. Il rassemble des règles de catalogage indépendantes du format et permet à terme l'évolution des catalogues et leur ouverture vers le Web sémantique.
SRU/SRW
SRU (Search/Retrieve via URL) et SRW (Search/Retrieve Web service) sont deux protocoles permettant d'interroger simplement, via le protocole HTTP du Web, des bases de données jusqu'alors cachées ou difficilement accessibles. Maintenus par la Bibliothèque du Congrès, ils sont fondés sur le langage CQL (Common Query Language, standard de syntaxe de requête) et succèdent à Z39.50 en intégrant les avancées technologiques du Web, notamment les Web Services.
WorldCat
WorldCat est un catalogue collectif en ligne géré par l’OCLC (Online Computer Library Center), réputé le plus grand catalogue OPAC (Online public access catalog) du monde. Créé en 1971, il contient les données relatives à plus de 71 700 bibliothèques (dont plus de 16 000 hors des États‑Unis) réparties dans 105 pays, soit 137 millions de notices.
Z39.50
Protocole client-serveur pour la recherche d'information, défini dans la norme NF ISO 23950 de décembre 1999. Il définit les procédures et les formats régissant l'échange de messages entre un client et un serveur : le client demande au serveur de faire une recherche sur une ou plusieurs bases de données, identifie les enregistrements qui correspondent aux critères spécifiés dans la recherche, et transfère tout ou partie des enregistrements identifiés.
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Contact : coordination-bibliographique@bnf.fr

"Conformément à la loi N° 2004-801 du 6 août 2004 relative à la protection des personnes physiques à l'égard des traitements de données à caractère personnel et modifiant la loi N° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, tout utilisateur ayant déposé des informations directement ou indirectement nominatives, peut demander la communication de ces informations et les faire rectifier le cas échéant."

Direction de publication : Bruno Racine, Jacqueline Sanson
Bibliothèque nationale de France, Quai François Mauriac
75706 Paris Cedex 13