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Juin 2010 | n° 20

ACTUALITÉS DU CATALOGUE

Produits et services bibliographiques
Juin 2010 | n° 20

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Un nouveau référentiel pour les compositions musicales

Le référentiel UNIMARC des Formes et genres musicaux remplacera à l'automne le référentiel INTERMARC Genres musicaux actuellement utilisé par la BnF dans les notices bibliographiques de musique notée et les notices d’autorité Titres uniformes musicaux. Ce référentiel est une liste de codes employés dans les zones d’informations codées de ces notices (INTERMARC zone 008 pour les notices d’autorité et zone 009c pour les notices bibliographiques) pour préciser la forme ou le genre musical de l’œuvre cataloguée : concerto, sonate, opérette, etc. Il est possible de lancer des recherches sur ce critère dans BnF catalogue général. Le genre ou la forme correspondant au code est aussi lisible en clair dans les notices en affichage public.
D’une grande richesse (plus de 600 codes contre 135 dans le référentiel INTERMARC), le référentiel permettra une désignation plus exacte des différentes catégories. Par exemple, des genres tels que le Singspiel, le fado ou la polka, qui n’avaient pas de code jusqu’ici, pourront désormais être précisément identifiés.
Ce référentiel sera disponible prochainement sur les pages professionnelles, rubrique Produits et services bibliographiques.

 

À la une 

L'ISNI : un identifiant passerelle

La famille des identifiants ISO va bientôt s'enrichir d'un nouvel identifiant : l’ISNI* (International Standard Name Identifier). Depuis longtemps les organismes qui gèrent des données relatives aux « parties » - essentiellement personnes et collectivités impliquées dans les différentes étapes de la vie des productions intellectuelles - attendaient un identifiant unique, international, pouvant servir de passerelle entre les différents systèmes et bases de données et faciliter la circulation de l’information. L’ISNI a été élaboré pour répondre à cette attente.

L'ISNI et son système

L'ISNI vise à identifier les identités publiques des différents acteurs et ayants droit impliqués dans la chaîne de création, production, gestion, édition et distribution des contenus, et à harmoniser leurs appellations.
Chaque identifiant ISNI est accompagné de ses métadonnées : type, nom et rôle(s) de la partie, lieu(x) et date(s), identifiants liés, etc. Il est composé de 16 chiffres (en quatre segments) dont le dernier est un chiffre de contrôle (exemple : ISNI 1422 4586 3573 0476).

 

Le système ISNI comportera une base centrale d’identifiants, gérée par une autorité d’enregistrement internationale et un réseau d’agences d’enregistrement qui assureront les relations avec les utilisateurs. La base centrale sera initiée par confrontation des données de VIAF* (Fichier d'autorité international accessible sur Internet) avec celles des sociétés de gestion de droits, partenaires du projet.
Des identifiants ISNI seront attribués aux identités publiques résultant de cette confrontation. Le modèle économique du système est en cours d’élaboration. Un site Web dédié est ouvert au public à des fins d’information www.isni.org.

L'ISNI et les bibliothèques

L’élaboration du projet ISNI a été marquée par une forte collaboration entre producteurs de données bibliographiques et sociétés de gestion de droits. La BnF, la British Library et l'OCLC ont joué un rôle moteur dans l'élaboration du texte de cette norme ; la façon dont l'identifiant ISNI est conçu reste dans une logique très proche de la gestion des fichiers d'autorité. De plus, les données des bibliothèques seront au cœur du système de gestion des identifiants ISNI car celui‑ci s’appuiera sur le dispositif de VIAF.

 

L'ISNI représente un intérêt majeur pour les bibliothèques :

  • les travaux de l’IFLA ont conclu que l’ISNI permettrait de jouer le rôle d’identifiant international normalisé pour les notices d’autorité concernées et contribuerait aux échanges entre institutions et à l’interopérabilité* des données ;
  • le succès de projets comme VIAF (centré sur les autorités) confirme l'importance de l’interopérabilité des données d’autorité pour les bibliothèques aujourd’hui ;
  • la montée en puissance du Web sémantique* renforce le besoin d’un tel identifiant ;
  • la construction d’Europeana, de The European Library (TEL) et d’autres projets de réseaux informationnels, où les bibliothèques jouent un rôle clef, nécessite d’affiner et de renforcer tous les dispositifs facilitant l’interopérabilité, et l’ISNI deviendra un élément important de ces processus.

 

L’ISNI se profile comme un identifiant tourné vers l’avenir. Sa logique - à la rencontre des différents acteurs de la chaîne de création, production, gestion et distribution des contenus - correspond aux perspectives innovantes ouvertes par la réflexion sur l’évolution des catalogues, des données et des systèmes des bibliothèques.

 

Le premier pas vers l’utilisation de l’ISNI dans les bibliothèques devrait être la présence de cet identifiant dans les notices d’autorité des bibliothèques partenaires dans VIAF, et ce grâce au dialogue privilégié entre la base centrale des identifiants ISNI et le système VIAF.

 

La BnF se prépare également à l’intégration de l’ISNI dans les notices d’autorité. Notamment, la décision de consacrer une autorité pour chacune des identités d’une personne (Comment sont traités les pseudonymes dans BnF catalogue général ?, Actualités du catalogue, n° 19) est une des actions entreprises dans ce sens.

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Veille catalogue 

Données d’autorité : usages pluriels aujourd’hui et demain

À l'origine, les notices d’autorité ont été conçues, dans le monde des bibliothèques, pour normaliser les points d’accès auteurs, titres et matière aux notices bibliographiques des catalogues et faciliter les recherches des utilisateurs. Très vite, certaines bibliothèques ont éprouvé le besoin de créer d'autres types de notices d'autorité : à la BnF, noms géographiques, marques commerciales, indices de la classification Dewey ; dans d'autres établissements et/ou pays : collections éditoriales, incipit, etc.

 

Une notice d’autorité contient des informations riches : outre des formes retenues et des variantes de dénomination, des notes d’information permettant d'identifier sans ambiguïté l'entité décrite ; une indication des sources consultées, afin de justifier les choix faits ; des informations codées sur la nationalité, les langues et le sexe d'une personne ; ainsi que divers types de liens avec d’autres notices d’autorité, afin de permettre à l’utilisateur de naviguer dans le catalogue.

 

La notion même de notice d'autorité a également été adoptée par le monde des archives, qui a élaboré une norme internationale l’ISAAR(CPF)* (2e éd. 2004). Celle-ci prend en compte des besoins spécifiques au contexte archivistique.
Parallèlement les bibliothèques, qui avaient commencé à décrire leurs manuscrits en EAD ont recherché des solutions techniques (BnF, ABES) permettant d'utiliser les mêmes autorités pour harmoniser les points d'accès aux publications et aux manuscrits de leurs catalogues, qu'ils soient décrits en MARC ou en EAD.

 

Au niveau international, la nécessité chaque jour plus grande d'accéder facilement aux principaux fichiers d'autorité a fait émerger le projet VIAF* qui apparie les notices d'autorité issues de plusieurs grandes bibliothèques du monde, rédigées selon des normes, dans des langues et des écritures différentes, et dont certaines n’étaient jusque-là pas consultables en ligne (Invité du mois, Actualités du catalogue n° 19).
Aujourd'hui, VIAF, conçu comme une brique du Web sémantique*, est opérationnel pour les noms de personne. Des tests sont effectués sur les noms géographiques et sur les collectivités.

 

D’autres projets ont fait appel aux données d'autorité au niveau européen :

  • TELplus* qui a testé l'utilisation des autorités Noms de personne pour améliorer la recherche plein texte dans des œuvres numérisées,
  • ARROW* qui envisage d'utiliser, entre autres, des métadonnées d’autorité (dates biographiques) pour déterminer si un document numérisé est ou non libre de droits.

 

Et demain ?
Dans des catalogues structurés selon le modèle FRBR, il faudra distinguer clairement ce qui relève respectivement de l’œuvre* et de lexpression*. Les notices d’autorité correspondant à ces deux niveaux seront au cœur des catalogues ; la description d’une manifestation n’aura pas à reprendre des éléments de données déjà présents dans les autorités.

 

Les utilisations désormais plurielles des données d’autorité ont aussi un impact sur le contenu même des notices, qui évolue progressivement : ajout de la mention, sous forme codée, de la qualification de « mort pour la France » afin de prendre en compte la prorogation légale des droits (BnF depuis 2008). À court terme, il va falloir également signaler les œuvres posthumes dans les autorités décrivant l’expression, mentionner  les identifiants internationaux des créateurs d’œuvres (ISNI*), des bibliothèques et organismes culturels (ISIL*), des œuvres textuelles (ISTC*), musicales (ISWC*), audiovisuelles (ISAN*) dans les types d’autorité correspondant.

 

La convergence des besoins et la complémentarité des données des bibliothèques avec celles d’autres professions rendent aujourd'hui incontournable la collaboration entre ces différents acteurs. VIAF, par exemple, a été choisi comme plateforme pour rapprocher les données provenant des notices d’autorité des partenaires du projet avec celles des sociétés de gestion des droits afin d’initialiser automatiquement les ISNI dans les autorités (cf. À la Une).

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L'invité du mois 

Logo de l'Université Cheikh Anta Diop,
          Dakar

Adama Barry

Université Cheikh Anta Diop (UCAD), Dakar

Adama Barry est conservateur responsable du service des acquisitions et traitement des monographies médecine sciences à la Bibliothèque centrale de l'université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar au Sénégal. Nouvellement utilisateur du service de récupération des notices BnF, nous lui avons demandé pourquoi l'UCAD a fait ce choix et de nous faire part de ses impressions.

Pouvez-vous nous parler de la BU dans laquelle vous travaillez ?

J’ai toujours travaillé à la bibliothèque centrale de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar : d’abord comme bibliothécaire puis comme conservateur. J’ai successivement dirigé la section Médecine et pharmacie, le service de Référence puis le service des Acquisitions et du développement des collections. J’occupe mon poste actuel depuis 2007.
La Bibliothèque centrale de l’UCAD a été inaugurée en 1965, cependant ses premières collections datent de la création de l’École africaine de médecine en 1916.
Aujourd'hui intégralement informatisée avec le SIGB Advance d’INFOR (anciennement GEAC), la Bibliothèque compte plus de 600 000 volumes dont 10 733 thèses, 6 764 titres de périodiques, 1 294 CD, 306 cassettes, 54 DVD.
En raison de problèmes financiers, les acquisitions sont quasi inexistantes et l’enrichissement des fonds repose principalement sur les dons des enseignants et des chercheurs (environ 2 000 par an).

Pourquoi votre établissement s'est-il inscrit au service de récupération de notices en ligne ?

L’idée est venue du fait que nous ne pouvions « réinventer la roue » : 80% voire 90% de nos documents sont en français et sont déjà traités ailleurs, notamment à la BnF, à l'exception des thèses. Une grande partie de notre fonds documentaire (environ 200 000 volumes) n’est pas accessible dans notre OPAC car les ouvrages n’ont pas été catalogués.
Mon service compte 8 catalogueurs dont un temps plein pour les thèses. La récupération de notices « toutes faites » de la BnF nous est apparue comme la meilleure solution. Ce service est offert sur le site de la BnF, nous avons donc saisi l’opportunité de nous inscrire au mois de mai 2009 pour ouvrir un compte pour la BU. Puis nous avons mis en place des ateliers pour former le personnel afin de commencer la récupération des notices des nombreux livres en attente de catalogage.

Êtes-vous satisfait de ce service de récupération ?

Pour les acquisitions, la plupart des documents à traiter ne nécessitent qu’une exemplarisation car ils sont déjà présents dans notre base. Concernant les dons, nous avons récupéré environ 500 notices bibliographiques (soit 25% de notre fonds d’acquisition). Bien qu’utilisant RAMEAU pour l’indexation, nous n’importons pas encore ces notices d’autorité.
Nous rencontrons différents types de problèmes : déconnexions de sessions, nécessité d’utiliser plusieurs critères pour retrouver des documents un peu anciens, un seul fichier récupéré alors que les catalogueurs ont alimenté chacun un panier, notices souvent incomplètes (pas d'indice Dewey et parfois pas d’indexation RAMEAU). Il y a aussi le problème des caractères accentués qui s’affichent mal et qu’il faut corriger et enfin la récupération le lendemain matin… Certains préfèrent donc cataloguer directement les documents.
Mais surtout nous récupérons les notices BnF uniquement par FTP alors que nos postes de travail ne sont pas connectés à un port FTP : nous utilisons le Cyber Espace de la BU, mais qui est un peu loin de nos postes de travail…

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Vos questions 

Réponses à Adama Barry, notre invité du mois

Les problèmes rencontrés par la Bibliothèque centrale de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar et soulevés par notre invité du mois, Adama Barry, se posent fréquemment aux nouveaux utilisateurs du service de récupération en ligne. Le témoignage d'Adama Barry est l'occasion de revenir sur les points importants à prendre en compte au moment de l'inscription et d'apporter des précisions sur le contenu du Catalogue général de la BnF.

Réponse de la Coordination des produits

« Nécessité d’utiliser plusieurs critères pour retrouver des documents un peu anciens »
La recherche ISBN est en effet la recherche la plus directe pour accéder au document. Cependant la première norme ISO 2108 sur l’ISBN comme identifiant unique du livre est parue en 1972.
À partir de ce moment, la BnF a intégré l’ISBN dans ses notices (champ 010 du format UNIMARC, zone 020 du format INTERMARC). Toutefois, pour les notices rétroconverties issues des catalogues papier, l’ISBN peut se trouver en zone de notes (environ 2% des ISBN).
Pour les documents antérieurs au début des années 70, si les recherches sont infructueuses, nous vous conseillons la recherche combinant l'auteur et le titre, ou la recherche par mot.

 

« Un seul fichier est récupéré alors que les catalogueurs ont alimenté chacun un panier »
Quel que soit le nombre de profils (jusqu'à 10 profils), la récupération des fichiers sur le serveur FTP de la BnF ne se fait qu’à partir d’une seule adresse FTP liée à l'identifiant, adresse qui est donnée lors de l’inscription. En fonction de l’organisation de l’établissement et du circuit du livre, il peut être demandé plusieurs identifiants. Pour cela, il faut faire autant de demandes d’inscription que d’identifiants désirés. Par contre, plus l’établissement a d’identifiants et de profils, plus la gestion de ceux-ci peut se compliquer. Pensez à bien conserver les identifiants et les données des profils créés sur le catalogue (alias, mot de passe, courriel). Les données des profils sont personnelles et non gérées par la BnF. Le seul moyen de retrouver les mots de passe et alias est d’utiliser la fonction « Identifiez-vous », puis « alias oublié » et/ou « mot de passe oublié ». Et pour cela vous devez utiliser l’adresse courriel qui a été saisie lors de la création du profil.

 

« Les notices sont la plupart du temps incomplètes (pas d'indice Dewey et parfois pas d’indexation RAMEAU) »
La BnF a commencé à utiliser  RAMEAU en 1980 et Dewey en 1975 pour l'indexation d'une partie de ses documents : se reporter au récapitulatif de l'indexation (RAMEAU, Dewey) par type de document. Nous vous invitons à consulter également l'information sur la politique de catalogage et la politique d’indexation de la BnF.

 

« Le problème des caractères accentués qui s’affichent mal et qu’il faut corriger »
Ce problème vient du choix de l'encodage des caractères, UNICODE UTF8, au moment de l’inscription à la récupération de notices. Or le logiciel gérant votre base de données ne gère pas cet encodage. Il fallait donc choisir l’ISO 5426 et non l’UTF8.
La BnF propose 3 encodages conformes aux normes suivantes :

  • pour la récupération des notices par FTP, par Z39.50 et les produits vous avez le choix entre :
    - ISO 5426 "Extension du jeu de caractères latins codés pour les échanges d'informations bibliographiques",
    - UNICODE UTF8 "Jeu universel de caractères codés sur plusieurs octets". L'option disponible concerne le codage sur 8 bits soit UTF8 ;
  • pour le serveur Z39.50 uniquement : ISO 8859-1 "Jeu de caractères graphiques codés sur un seul octet - Partie 1 : Alphabet latin".

Comment choisir le bon encodage ?
L’encodage des caractères dépend de votre logiciel et peut être spécifié dans la documentation qui vous a été remise. Si ce n’est pas le cas, le plus simple est de demander à votre prestataire, ou bien, faites des tests en récupérant les fichiers mis en ligne sur notre site pour cet usage.
Lors des tests, si vous constatez, par exemple, la présence de caractères parasites en utilisant les fichiers tests avec l’encodage UNICODE UTF-8 (?,ˆ , © par exemple), vous devrez choisir la norme ISO 5426.

 

« La récupération le lendemain matin »
Dans les paramètres proposés lors de l'inscription, vous avez le choix entre la récupération immédiate (récupération une demi-heure après le transfert depuis le catalogue) ou différée (récupération le lendemain matin dès 9 h heure française).
Attention quel que soit le mode de transfert, les notices sont à récupérer dans les 10 jours. Au-delà elles sont supprimées automatiquement.

Rencontres et publications

Journée des utilisateurs des produits bibliographiques, 22 septembre 2010

La BnF organise pour la 5e fois une réunion des utilisateurs de produits et services bibliographiques. Cette journée a pour objectif d’informer les utilisateurs, ou futurs utilisateurs, sur les produits et services bibliographiques et sur leurs conditions d’utilisations. Cette réunion sera aussi l’occasion de discuter au sein d’ateliers des enjeux de la récupération de notices et de l’évolution des catalogues (FRBR, RDA, Web sémantique), des protocoles et de l’interopérabilité.

Bibliothèques et Web de données : lancement d'un groupe de travail

Un groupe de travail sur les bibliothèques et le Web de données (« Library Linked Data ») a été lancé le 21 mai 2010 par le W3C, l'un des principaux organismes de normalisation du Web. Il s'agit d'un groupe d'incubation, qui se réunira pendant un an pour identifier des axes de travail à plus long terme. Son objectif est de contribuer à améliorer l'interopérabilité des données des bibliothèques sur le Web.

Site Web :
http://www.w3.org/2005/Incubator/lld/
Charte du groupe :
http://www.w3.org/2005/Incubator/lld/charter
Liste de discussion publique :
public-lld@w3.org

Nouveaux documents pédagogiques RAMEAU en ligne

De nouveaux documents pédagogiques destinés à la formation et à l'autoformation au langage RAMEAU sont en ligne. Le diaporama d'initiation a été entièrement revu et les travaux pratiques dans le domaine des sciences et des techniques complètement renouvelés ; l'ensemble des exercices et des corrigés a également été mis à jour.

CCFr : nouvel habillage et nouvelle source

La nouvelle version du Catalogue collectif de France offre un graphisme et une ergonomie renouvelés qui permettent de mieux mettre en valeur le Répertoire national des bibliothèques et fonds documentaires et donnent désormais accès aux données de BnF Archives et manuscrits (BAM).

C'est un premier complément essentiel apporté au signalement des collections de manuscrits déjà très riche offert dans le CCFr (rétroconversion d'une majeure partie du Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France et Palme - répertoire des manuscrits littéraires français du XXe siècle).

Petit rappel : la Recherche globale permet de lancer une requête sur tous les catalogues disponibles dans le CCFr y compris les catalogues de manuscrits soit plus de 24 millions de notices !

Consultez le CCFr

Journées professionnelles du Groupe français de l'AIBM, Royaumont, 12-13 avril 2010

Le groupe français de l’Association internationale des bibliothèques, archives et centres de documentation musicaux (AIBM/IAML) a tenu ses journées professionnelles les 12 et 13 avril 2010 à l’abbaye de Royaumont.
La première de ces journées était entièrement consacrée aux évolutions en cours en matière de catalogage, tandis que la seconde journée traitait de la musique en ligne. Trois exemples ont servi à illustrer l’évolution des règles de catalogage : l’ISBD intégré et le projet de schéma RDF/XML pour l’ISBD ; le nouveau code italien de catalogage REICAT (Regole italiane di catalogazione), publié en 2009, première tentative aboutie de révision des règles de catalogage sur la base du modèle FRBR* ; le futur code de catalogage RDA* (Resource Description and Access). La présentation de RDA a été plus approfondie, et s’est concentrée sur le traitement des œuvres musicales dans ce nouveau code. La journée s’est terminée sur les évolutions du format UNIMARC, tant pour les ressources musicales que pour prendre en compte les évolutions majeures des règles de catalogage.

Services documentaires : quelle qualité pour quels clients ? Journée AFNOR-BnF, Paris, 7 juin 2010

Dans la sphère publique comme en entreprise, la notion de qualité prend une importance croissante. Au sens de la norme ISO 9001, la qualité se définit comme la capacité d'un service à satisfaire les besoins d'un client - un usager des ressources physiques ou numériques mises à sa disposition sur place ou à distance par les bibliothèques et les centres de documentation. 140 personnes ont participé aux débats autour de la qualité des services documentaires.

Production et publication électronique des instruments de recherche : journées d'études, Aix-en-Provence, 2-4 juin 2010

Du 2 au 4 juin ont été organisées aux Archives nationales d'outre-mer, à Aix-en-Provence, des journées d'études sur les formats EAD (Description archivistique encodée) et EAC-CPF* (Contexte archivistique encodé-Collectivités-Personnes-Familles) à l'occasion du lancement de la salle virtuelle des instruments de recherche des ANOM. Elles ont permis de faire le point sur la normalisation des descriptions archivistiques, sur l'emploi de l'EAD aussi bien dans les archives que dans les bibliothèques et sur l'interopérabilité de l'EAD avec d'autres formats (TEI, moissonnage des métadonnées en EAD par des portails). Le format de description contextuelle EAC-CPF offre de nouvelles perspectives pour la description normalisée des producteurs d'archives et pour la collaboration entre archivistes et bibliothécaires en ce qui concerne les fichiers d'autorité.

Journées UNIMARC, ENSSIB, Lyon, 31 mars-1er avril 2010

L'ENSSIB a reçu, le 31 mars, la 3e Rencontre internationale d'utilisateurs d'UNIMARC. Cette rencontre a été suivie, le 1er avril, de la 3e journée d'information du Comité français UNIMARC. Lors de cette journée les nouveautés des formats pour les notices bibliographiques et d'autorité, publiés en 2008 et 2009 respectivement, ont été présentés. Ont été aussi abordées les mutations de l'environnement normatif dans lequel s'inscrit UNIMARC.

Lexique

ARROW
Accessible Registries of Rights Information and Orphan Works
ARROW est un projet européen qui a pour objectif de réaliser une infrastructure distribuée de gestion des droits des œuvres orphelines et épuisées et de créer les conditions de l’intégration future de collections sous droits dans Europeana.
EAC-CPF (Encoded Archival Context – Corporate bodies, persons and families)
Contexte archivistique encodé – Collectivités, personnes, familles
L'EAC-CPF est un schéma de métadonnées basé sur le langage XML. Il permet de structurer les descriptions des collectivités, des personnes ou des familles associées aux documents d’archives.
Ce schéma respecte les préconisations de la deuxième édition de la norme ISAAR (CPF) : Norme internationale sur les notices d'autorité archivistiques relatives aux collectivités, aux personnes et aux familles éditée par le Conseil international des archives en 2004 (http://www.ica.org/fr/node/30231). Il est maintenu par la Société des archivistes américains en partenariat avec la Bibliothèque d’État de Berlin.
Site officiel : http://eac.staatsbibliothek-berlin.de/
Expression
L'expression est l'entité du modèle FRBR* qui recouvre les réalisations d'œuvres* sous la forme d'ensembles de signes (notation alphanumérique, notation musicale, captation sonore, etc.).
FRBR (Functional Requirements for Bibliographic Records)
Spécifications fonctionnelles des notices bibliographiques
Modèle conceptuel de données bibliographiques élaboré en 1997 par l’IFLA ayant pour caractéristique notamment de décrire chaque œuvre dans sa relation avec les autres œuvres (traductions, œuvres du même auteur, éditions d'une même œuvre etc.), ainsi qu'avec les personnes et collectivités, concepts, lieux, événements s'y rapportant. Il repose sur une description du document à quatre niveaux, en tant qu'objet ou item, en tant que publication ou manifestation, en tant qu'expression d'une activité intellectuelle d'une ou plusieurs personnes, et enfin en tant qu'œuvre c'est-à-dire création abstraite.
Interopérabilité
L'interopérabilité est la capacité de plusieurs systèmes à communiquer entre eux, à échanger des données en utilisant des formats standards.
ISAAR(CPF)
International Standard Archival Authority Record for Corporate Bodies, Persons, and Families - Norme internationale sur les notices d'autorité archivistiques relatives aux collectivités, aux personnes et aux familles
Norme publiée par l’ICA (Conseil international des archives) et qui fournit les lignes directrices pour l’élaboration de notices d’autorité décrivant des entités (collectivités, personnes ou familles) associées à la production et à la gestion des archives.
http://www.ica.org/fr/node/30231
ISAN (International Standard Audiovisual Number)
Numéro international normalisé des œuvres audiovisuelles
Défini par la norme ISO n°15706‑1: 2002 et 15706‑2:2007.
L'ISAN fournit un identifiant unique, permanent et de valeur internationale pour toute œuvre audiovisuelle enregistrée dans le système ISAN quelle que soit sa nature : film cinématographique, œuvre de fiction ou documentaire TV, série, reportage, news, émission en direct, vidéoclip ou bandes annonce, etc.
En savoir plussur l'ISAN
ISIL (Standard Identifier for Libraries and Related Organizations)
Identifiant normalisé pour les bibliothèques et les organismes apparentés
Défini par la norme ISO 15511:2009.
L'ISIL permet d’identifier une bibliothèque ou tout organisme apparenté au niveau international.
En savoir plussur l'ISIL
ISNI (International Standard Name Identifier)
Code international normalisé des noms
Défini par la norme ISO 27729 (en attente de publication).
L’ISNI propose un moyen d'identification unique, permanent et de valeur internationale des identités publiques utilisées par des personnes ou des collectivités dans leurs activités de création, production, gestion et distribution des contenus intellectuels et artistiques.
En savoir plussur l'ISNI
ISTC (International Standard Text Code)
Code international normalisé des œuvres textuelles
Défini par la norme ISO 21047:2009.
L'ISTC est un identifiant unique, permanent et de valeur internationale pour les œuvres textuelles, c'est-à-dire les contenus constitués en majeure partie d'une combinaison de mots, indépendamment de leurs manifestations et des formes matérielles de leur publication.
En savoir plussur l'ISTC
ISWC (International Standard [Musical] Work Code)
Code international normalisé des œuvres musicales
Défini par la norme ISO 15707:2001.
L'ISWC identifie les œuvres musicales en tant que créations intangibles. Il ne sert pas à identifier les manifestations de ces œuvres ni les objets qui sont liés à ces œuvres.
En savoir plussur l'ISWC
Œuvre
L'œuvre est l'entité du modèle FRBR* qui recouvre les créations intellectuelles ou artistiques, considérées comme des unités abstraites par delà l'éventuelle multiplicité des versions sous lesquelles elles sont accessibles.
RDA (Resource Description and Access)
Description des ressources et accès
Nouveau code de catalogage, à vocation internationale et ayant pour but de s'adapter aux évolutions des catalogues et aux nouveaux modes d'accès à l'information. En cours d'achèvement de rédaction, il devrait être publié en 2010. Conforme aux Principes internationaux de catalogage (2008), RDA repose en partie sur le modèle conceptuel de données bibliographiques FRBR et de données d'autorité FRAD. Il rassemble des règles de catalogage indépendantes du format et permet à terme l'évolution des catalogues et leur ouverture vers le Web sémantique.
en savoir plussur RDA
TELplus
TELplus est un programme de The European Library visant à améliorer l’accès aux contenus signalés dans TEL. Un volume important de ressources numériques "océrisées" sera ainsi rendu accessible ; les entrepôts OAI seront utilisés à cet effet. La recherche multilingue constitue un des axes du programme TELplus en vue d’améliorer l’accès aux contenus.
VIAF (Virtual International Authority File)
Le Fichier d'autorité international virtuel est élaboré dans le cadre d'un accord de coopération entre l'organisme Online Computer Library Center (OCLC) et 14 bibliothèques dont la BnF. Il a pour objectif d'apparier les notices d'autorité personnes qui, dans chacun des fichiers partenaires, décrivent une même entité.
Web sémantique
Ensemble de technologies permettant une description approfondie et structurée des données du Web en vue d'un accès performant et global à ces données. Le Web sémantique repose notamment sur le modèle RDF (Resource Description Framework) destiné à décrire les données et leurs relations entre elles selon la syntaxe suivante : sujet - prédicat - objet. L'intérêt du Web sémantique pour les bibliothèques réside dans la capacité à créer davantage de liens entre les données des catalogues, dans la même conception que les modèles de données tels que les FRBR, et à les rendre plus visibles sur le Web.
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Contact : coordination-bibliographique@bnf.fr

"Conformément à la loi N° 2004-801 du 6 août 2004 relative à la protection des personnes physiques à l'égard des traitements de données à caractère personnel et modifiant la loi N° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, tout utilisateur ayant déposé des informations directement ou indirectement nominatives, peut demander la communication de ces informations et les faire rectifier le cas échéant."

Direction de publication : Bruno Racine, Jacqueline Sanson
Bibliothèque nationale de France, Quai François Mauriac
75706 Paris Cedex 13