« C'est du bleu qu'il nous faut un peu. » Ainsi commence La Vie en bleu, berceuse du début du siècle dernier qui constitue aussi bien l'hymne de cet hiver pluvieux que la bande-son idéale pour se préparer à la visite de l'exposition Geneviève Asse. Carnets. Ouverte depuis quelques jours sur le site François-Mitterrand, elle donne à voir vingt-cinq carnets de Geneviève Asse, figure majeure de la peinture et de la gravure du XXe siècle, présentés avec une sélection de ses livres et de ses estampes issues des collections de la BnF. Codex reliés pleine toile, leporellos aux couvertures de brocart, cahiers de calligraphie chinoise ou livrets de toutes sortes, ils ouvrent vers les arcanes de la création de l'artiste. « Ce sont des notes, jour après jour, expliquait-elle, des éventails qui s'ouvrent. » Y dominent les bleus, caractéristiques de son œuvre depuis les années 1970, parfois embrasés par d'autres couleurs plus inattendues - rose saumon, orange ou rouge. Car comme le dit la chanson : « C'est du bleu qu'il nous faut un peu / Pour ensoleiller notre vie. »
 
On se demandait : aimez-vous chercher la petite bête ?
Dans Du côté de chez Swann, madame Verdurin tranche la question avec aplomb : « Je n'aime pas beaucoup chercher la petite bête et m'égarer dans des pointes d'aiguilles ; on ne perd pas son temps à couper les cheveux en quatre ici, ce n'est pas le genre de la maison. » Si ce n'est pas non plus votre genre, téléchargez le premier tome d'À la recherche du temps perdu (dans l'édition originale, tant qu'à faire) et ne tenez pas compte des lignes suivantes. Mais si vous aimez chercher la petite bête, rendez-vous sur le site Richelieu où vous attend un parcours-jeu gratuit, à faire en famille. Accessible sur smartphone sans téléchargement, il invite à partir à la recherche des mystérieux animaux qui peuplent la Bibliothèque.
Où se cachent les animaux de Richelieu ?
 
« Je n'ai pas le privilège de penser l'apocalypse à distance. »
C'est l'artiste Ali Cherri, dont certaines œuvres sont présentées actuellement dans l'exposition Apocalypse. Hier et demain, qui l'a dit, le 4 février 2025, à l'occasion d'une rencontre avec Jeanne Brun et Frédéric Boyer. À écouter ici.
 
Vous venez ?
📆 Lundi 24 février I Bienvenue en dystopie
Nous sommes en 2052. La France, privée d'électricité, fait face à une situation apocalyptique. Quelques survivants tentent de créer une nouvelle société... Plongez dans Ravage, récit d'anticipation de René Barjavel dont la comédienne Catherine Hiegel lit des extraits dans la salle de lecture des Manuscrits et de la Musique. En savoir plus ici.
📆 Jeudi 27 février I Colosses de porcelaine
Il y a quelques mois, deux pagodes monumentales faisaient leur apparition dans le salon Louis XV du musée de la BnF. Une conférence revient sur l'histoire singulière de ces chefs-d'œuvre de la porcelaine chinoise et sur la patiente restauration dont ils ont fait l'objet. En savoir plus ici.
📆 Lundi 3 mars I Vies paysannes
Marie-Hélène Lafon pétrit les mots : ses textes fermentent, elle les modèle, les écoute. Parfois, ils deviennent des nouvelles et, en quelques pages, nous font voir tout un monde - celui des vies paysannes qui disparaissent. Dans le cadre du cycle « À voix haute », la comédienne Valérie Dréville donne voix à quelques-unes de ces Histoires pour lesquelles Marie-Hélène Lafon a reçu en 2015 le prix Goncourt de la nouvelle. En savoir plus ici.
📆 Mercredi 5 mars I Marseille à l'époque romaine
Que sait-on de l'époque romaine de Marseille, plus ancienne ville de France fondée par des Grecs en 600 av. J.-C. ? Les nombreuses fouilles urbaines de ces dernières décennies ont totalement renouvelé notre regard sur Massilia, comme le montre cette séance du cycle « Archéologie romaine. De la fouille à l'écriture de l'histoire ». Réservez vos places ici.
📆 Mardi 4, mercredi 5 et jeudi 6 mars I Autour de l'exposition Apocalypse. Hier et demain
L'exposition Apocalypse. Hier et demain montre, à travers l'histoire des arts, la persistance du récit apocalyptique de Jean depuis le Moyen Âge jusqu'à aujourd'hui. Elle ouvre vers une pluralité de lectures de ce texte complexe, souvent méconnu. Les conférences, projections et événements qui l'accompagnent offrent autant de chemins de traverse pour penser (avec) l'Apocalypse. Retrouvez l'ensemble de la programmation ici.
 
#BnFattitude
BnF attitude
C'était il y a huit ans. Ce jour-là les salles de lecture étaient saturées, il s'était assis par terre.
Pour lire la suite, c'est ici. Et pour retrouver tous les portraits #BnFattitude, c'est .
 
Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?
🏋️ ON SOULÈVE DE LA FONTE en s'inspirant des sportives auxquelles le blog Gallica rend hommage à travers la série de billets « Femmes fortes : des athlètes très musclées ». À lire ici.
🚪 ON POUSSE LA PORTE des appartements d'apparat décorés de la bibliothèque de l'Arsenal grâce au compte Instagram de la BnF qui les a visités pour vous. À voir ici et .
📚 ON FAIT UN TOUR à la librairie Tschann 13 sur le site François-Mitterrand, qui propose à l'occasion de l'exposition Apocalypse. Hier et demain une belle sélection de romans post-apocalyptiques.
🔎 ON CHERCHE L'INTRUS. Un de ces livres n'existe pas (encore), saurez-vous le trouver ?
Le Bleu est orange
Le Bleu est au fond
Le Bleu est une couleur chaude
Le Bleu est à la mode cette année

 
Rendez-vous samedi 8 mars pour un prochain numéro où il sera question de femmes engagées et de lotier corniculé. D'ici là, n'hésitez pas à nous dire ce qui vous a plu, dérangé ou intrigué dans La Pause BnF en répondant à ce courriel : nous sommes à l'écoute !
Un ami indigophobe vous a transmis cette lettre ?
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Crédits :Geneviève Asse, La Ligne bleue, 1971 ; Visuel du parcours-jeu « Où se cachent les animaux de Richelieu ? » ; Portrait #BnFattitude, par Béatrice Lucchese / BnF