« C'est du bleu qu'il nous faut un peu. » Ainsi commence La Vie en bleu, berceuse du début du siècle dernier qui constitue aussi bien l'hymne de cet hiver pluvieux que la bande-son idéale pour se préparer à la visite de l'exposition Geneviève Asse. Carnets. Ouverte depuis quelques jours sur le site François-Mitterrand, elle donne à voir vingt-cinq carnets de Geneviève Asse, figure majeure de la peinture et de la gravure du XXe siècle, présentés avec une sélection de ses livres et de ses estampes issues des collections de la BnF. Codex reliés pleine toile, leporellos aux couvertures de brocart, cahiers de calligraphie chinoise ou livrets de toutes sortes, ils ouvrent vers les arcanes de la création de l'artiste. « Ce sont des notes, jour après jour, expliquait-elle, des éventails qui s'ouvrent. » Y dominent les bleus, caractéristiques de son œuvre depuis les années 1970, parfois embrasés par d'autres couleurs plus inattendues - rose saumon, orange ou rouge. Car comme le dit la chanson : « C'est du bleu qu'il nous faut un peu / Pour ensoleiller notre vie. » |
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