« 50 choses à ne pas oublier de faire avant de mourir. » En 1981, quelques mois avant son décès, l'écrivain Georges Perec dresse au cours d'une émission télévisée la liste de ce qu'il aimerait accomplir avant la fin de sa vie. On y trouve aussi bien des « choses très faciles à faire » comme « une promenade sur les bateaux-mouches » que « deux choses impossibles aujourd'hui parce qu'impliquant des gens morts » - à savoir « Se saouler avec Malcolm Lowry » et « Faire la connaissance de Vladimir Nabokov ». Le nécessaire y côtoie le superflu : « Passer par l'intersection de l'équateur et du méridien de Greenwich », « Faire l'acquisition de divers appareils électroménagers », « Écrire des chansons », « Trouver la solution du Rubik's cube », « Planter un arbre pour le regarder pousser » ou « Apprendre à faire de la batterie » (« parce que j'ai l'impression que c'est un peu plus facile que le saxophone - je veux dire, faire du jazz, quoi. ») À cette liste, on peut désormais ajouter : « Visiter l'exposition Georges Perec modes d'emploi », qui se tient à la BnF I François-Mitterrand à partir du 13 octobre. L'occasion de découvrir l'œuvre d'un écrivain qui a fait de l'ordinaire une matière littéraire universelle. La Pause BnF s'est donc mise à l'heure perecquienne, sans engagement, toutefois, à exécuter le trentième item listé par l'écrivain : « Écrire le scénario d'un film d'aventure dans lequel on verrait 5 000 Kirghizes cavaler dans la steppe. » |